Pureté glacée

Aujourd’hui plus que jamais, c’est il me semble par ces deux mots, ce substantif glacé et cet épithète pur, que j’aimerais qualifier cette noble ville d’adoption qu’est pour moi Versailles.
Bien sûr, il y a en ce moment cette neige qui saupoudre les trottoirs, ourle les branches, couvre les toits de ce sucre glace. Unifie tout en un même manteau. Et puis, ce froid qui pique les yeux, mord les joues, pétrifie les lèvres.
Pourtant, même en été, il y a dans ce ciel dont le pans se mesurent à la largeur des rues, dans ces avenues au dessin homogène, dans cette hauteur de vue, cette orthogonalité générale, ces couleurs claires, une candeur qui n’égale que sa froide beauté. A neuf heures du soir, il n’y a plus personne dans les rues. Et même, passant du macrocosme au microcosme, lorsque l’on franchit la porte de la Chapelle royale, le temps d’un concert de Charpentier, il n’y a que la splendeur mêlée du classique et du baroque pour refléter infiniment cette rectitude royale.
Cliché ? Et pourtant, lorsque vous longez le Grand Canal au soir tombant, silhouette infime, vous pensez que Versailles est une ville non pas à taille humaine mais plutôt pré-divine.

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