Microcosmes (2)

Dans la série « la khâgne rend fou » (n’hésitez pas à consulter à cet effet l’onglet « Les billets de la khâgneuse » ci-dessus), bien qu’on puisse aussi comprendre en ce terme de folie la capacité à voir ce qu’on ne verrait pas avec un esprit sain (illuminations rimbaldiennes, surréalisme, pouvoir de la poésie à ce qui est étrange donc étranger, et tutti quanti…), donc, hem, la folie me fait aujourd’hui entrer dans la période « Microcosmes ».
Rien à voir avec un quelconque film sur les insectes (quoique). Je fais ma période Microcosmes, comme certains ont leur période Pokémon, Barbie, Lego, aquarelle, barbecue, films d’horreur, match de rugby, musique retro, raton laveur…
Venons-en aux faits. Au sujet, donc.
Il me semble que le microcosme puisse vraiment s’identifier au macrocosme. Un petit monde est tout le monde. Quelques exemples pour éclaircir ces phrases absconses :
-Une petite famille reflète les questions essentielles de l’homme (au hasard : vivre, aimer, mourir, manger, dormir, choisir, rire et pleurer).
– Une vie, dès lors qu’elle touche à l’amour (sens large) et à la mort, est la vie.
– Dans la littérature, l’art, se trouvent de nombreux exemples de cette relation. Je ne parle pas que de Vermeer et de Proust (voir infra). Mais bien souvent, dans l’espace d’un motif, d’un cadre spatio-temporel restreint, d’un ou deux personnages (plutôt deux) se trouvent quelques grandes questions humaines. C’est justement le génie de l’artiste de les mettre en évidence.
– Je ne parle même pas de la biologie, avec le fonctionnement de la cellule vivante, ni de l’économie, où la micro-économie, eh bien, reflète sans doute la macro (hem, là je marche sur des oeufs, voire sur rien).
– Dans la vie spirituelle, des riens peuvent contenir tout. « Ramasser une aiguille pour l’amour de Dieu est aussi grand que faire un pélerinage à Jérusalem avec la même mesure d’amour », disait sainte Thérèse de Lisieux.
L’exemple est l’idée, alors ? Non pas. Mais le singulier peut parfois prétendre à l’universel, bien qu’en ayant conscience de ses limites. Et c’est plutôt sympathique, comme idée.

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