Choisir la qualité

Pas de lancement d’association de consommateurs aujourd’hui. Mais plutôt une ébauche de réflexion à partir de deux élucubrations récentes.

D’une part, qu’est-ce qui conditionne la richesse d’une relation humaine ? L’amour-l’échange-la joie-la confiance-le don et blablabla. Soit. What else ?

Il me semble que cette relation sera plus riche non des connaissances échangées, des sujets abordés, des cadeaux, des fleurs, des lapins en plastique (et pourquoi pas ?), d’une masse de choses plus ou moins quantifiables. Mais bien donc de la qualité d’écoute. Qu’importe si on n’est pas d’accord sur tout. Si on ne parle pas de tout. Si on n’essaie pas toutes les sorties-shopping ou visites-de-monument. Toutes les cartes-musicales. Tous-les-restaurants-de-la-ville. Tant pis si les discussions téléphoniques ne font pas exploser votre forfait. (Notons au passage que je parle de toute relation, amicale, amoureuse ou filiale.) Qu’importe ! Une vraie discussion où l’attention est entière, le sourire large, le regard attentionné, même si elle dure une minute, sera bien meilleure que mille palabres philosophiques ou scientifiques où l’intérêt est plutôt égocentré.

La richesse viendra surtout  de la qualité formelle de la relation et non de son contenu, donc.

Autre remarque, qui se rapproche de la première. On se dit parfois : « Pourquoi parler de la pluie et du beau temps ? Il est absurde de discuter du climat. Souvent on s’en fiche complètement… C’est creux. » Outre le fait que la météo est importante pour certaines professions (et pour notre moral !), la température de l’air a pour avantage de constituer une accroche dans n’importe quelle conversation, lancée au-dessus de la barrière du jardin ou en arrivant au travail. Et en cela, le mercure conditionne aussi la qualité d’une relation. La masse de nuages évoquée permet d’établir un lien entre les hommes, alors même qu’un manque d’inspiration réduirait à néant la volonté de discuter.

Alors, fini le contenu ? Ne reste plus que la forme ? Fini le fond, l’épaisseur des conversations ? Non, certes. Mais il ne semble pas superflu de rendre justice à la qualité (au sens où nous l’entendons ici), souvent réduite à des politesses de circonstance ou à des habitudes négligeables.

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