Féminité et universalité

Ou, plus simplement, voici une réponse possible au fait que les femmes ont, moins que les hommes, diffusé leur génie, science ou art personnels au cours de siècles. Un facteur psychologique plus que social à cette différence, donc. Je l’ai découvert dans le journal d’Etty Hillesum, Une vie bouleversée (chez Points Seuil). Cette jeune femme néerlandaise juive y raconte sa vie dans les camps de transit de 1941 à 1943. Elle évoque au début de l’ouvrage, avant d’entrer dans ces camps, sa fascination pour un psychologue quinquagénaire, Julius Spier, avec qui elle eut des relations complexes.

« Je dois oser vivre la vie avec toute la richesse de sens qu’elle exige, sans devenir à mes propres yeux prétentieuse, sentimentale ou artificielle. Quant à lui [Spier], je ne dois pas le prendre pour but, mais pour instrument de mon évolution et de ma maturation. Je ne dois pas vouloir le posséder. La femme, il est vrai, recherche la matérialité du corps et non l’abstraction de l’esprit. Le centre de gravité de la femme se trouve dans tel homme particulier, celui de l’homme se situe dans le monde. »

Discutable, mais intéressant.

 

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