Pourquoi aimer le Grand Siècle ?

Entretien avec Emmanuel, étudiant en histoire et histoire de l’art. Après trois ans en prépa littéraire, il a rédigé pendant son master à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, un mémoire sur les trophées de la Chapelle royale de Versailles. Il nous fait partager son enthousiasme et son admiration pour l’esthétique du XVIIe siècle, dans ses multiples composantes artistiques et éthiques.

Comment a commencé votre passion pour le XVIIe siècle ?

La première fois que j’ai rencontré le XVIIe siècle, c’était en visitant le château de Vaux-le-Vicomte. J’avais sept ans. J’ai tout de suite été attiré par l’atmosphère, les peintures, la décoration et l’esthétique du lieu. Mais sans esprit critique. Quand j’étais petit, j’aimais plusieurs époques. En effet, avant le développement du sens critique, nous sommes seulement attiré par ce qui nous plaît. Je dois avouer une erreur de jeunesse : j’admirais Napoléon quand j’étais enfant, mais à cause des batailles et des uniformes.

Concernant le XVIIe, j’ai davantage été attiré par lui que par la Renaissance ou par le XVIIIe, mais je ne sais pas vraiment pourquoi. Il me plaisait beaucoup, aussi bien par la musique, l’architecture, la peinture, la littérature… Et surtout, au collège, la littérature. Bien que je n’aie pas eu des cours exceptionnels et que je n’étais pas en mesure de tout apprécier, j’aimais beaucoup les Caractères de La Bruyère et les tragédies de Racine.

Par quels adjectifs pourriez-vous qualifier l’esthétique de ce siècle ?

Tout dépend des registres, car l’esthétique s’adapte à la destination d’un objet, d’un monument ou encore d’une œuvre écrite ou orale, ou purement instrumentale ou vocale. Dans l’ensemble, je dirais « majestueux », « qui inspire la grandeur et le respect », « équilibré ». Je ne rentre cependant pas dans les clichés de l’architecture classique que l’on nous enseigne au collège. On nous y montre un classicisme très dépouillé, sans statues, sans ornements, voire sans peintures et sans couleurs. Ce classicisme-là est sorti de la Révolution, du vandalisme révolutionnaire qui a mutilé de nombreuses œuvres.

Ainsi, avant la Révolution aux Invalides, des statues étaient juchées en acrotère (en saillie) sur les façades. Versailles retrouve en ce moment ses dorures sur les toitures ; les façades pouvaient être peintes. C’était le cas à Marly, où l’on a peint du faux marbre sur les façades, à la manière génoise ou vénitienne. Dans le style pierre et brique du premier Versailles, on pouvait imiter les parements bichromes sur des façades plus banales. Le principe consistait à mettre sur un fond blanc un enduit ocre, orange ou rouge foncé, et de tracer des rainures sur cet enduit, pour faire ressortir des faux joints. Au XVIIe siècle, on aimait ce qui donnait de la couleur, de la vivacité au décor. Le mobilier n’échappe pas à cette règle : tentures et parements cramoisis, lapis-lazuli, plateau de marbre, des meubles aux veinures tranchés et aux couleurs chatoyantes, contrastes affirmés et matériaux insolites comme l’écaille de tortue !

Finalement, le XVIIe siècle est-il classique ou baroque ? Les deux ? Dans quels domaines ?

Si je ne me trompe, le terme de « baroque » est apparu dans les années 1950. Les classifications historiques remontent pour la plupart, sinon au XVIIIe où l’on commence à réfléchir l’histoire de cette manière, au moins au XIXe siècle où l’on entreprend de classifier les époques. Étant donné que les époques ne se considèrent pas en tant que classique ou baroque, il est difficile de le dire. Ce sont des questions que je continue de me poser.

J’oserai distinguer un classicisme dans le sens de « forme esthétique qui se réfère à des règles », en l’occurrence en France l’introduction des formes architecturales antiques (dorique, ionique, corinthien, composite). Et cela de la même manière qu’il y a des règles en poésie : pensez à un Ronsard premier style, très vert, avec peu de contraintes, et de l’autre côté de la poésie de Malherbe qui est très épurée, où aucune licence n’est admise par rapport aux règles. Pourtant, tous deux ont travaillé au processus d’élaboration de la langue.

Ce classicisme répond à des critères esthétiques et à des règles qui ont été pensés, lors de débats de l’Académie d’architecture fondée sous Louis XIV, ou de l’Académie française créée par le cardinal de Richelieu pour réfléchir sur la langue. Tout cela avait pour visée d’atteindre la vérité et l’harmonie.

Qu’en est-il du château de Versailles ? A quelle style appartient-il ?

Versailles n’est pas homogène, il comprend plusieurs phases de construction. Au début, il y a le pavillon de chasse de Louis XIII, qui a été agrandi avant que Louis XIV n’envisage d’en faire le siège de son gouvernement. Ce pavillon a été agrandi et embelli par la petite Académie de Perrault , académie d’architecture avant la lettre, à l’instar des salons littéraires du règne précédent. Ce premier Versailles était un lieu de plaisir et de divertissement, où les métamorphoses théâtrales, les feux d’artifice, les jeux d’ombres et de lumières étaient très en vogue, comme par exemple à la grotte de Thétis. Il y avait des jeux musicaux et aquatiques, avec des orgues hydrauliques.

On a ensuite un second Versailles celui de l’agrandissement, avec l’aile du nord et celle du midi ; il est beaucoup plus systématique, rigoureux, moins fantaisiste a priori. Puis il y a le dernier Versailles qui annonce le style rocaille, moins austère, improprement appelé style Régence. Le décor de la Chapelle royale en est un bon exemple.

Il me semble cependant que lorsqu’on regarde les bosquets, il y a effectivement une rigueur, une importance donnée à la géométrie, l’optique, la perspective et la recherche de l’harmonie. Cependant, cela ne va pas à l’encontre de ce que l’on recherche dans le baroque, à savoir la surprise, l’étonnement et l’émerveillement. En sont exemples les arbres qui lancent des jets d’eau, le bruissement des feuilles, et même les pierres qui frissonnent avec le vent dans le bosquet de la Salle de bal : l’épiderme de la pierre y est recouvert de petites pierres de meulière tenues par des crochets en cuivre, ce qui avec le vent produit un sifflement.

Dans la rigueur de l’architecture classique des jardins de Versailles, il y a un côté très baroque par le déroulement des saisons. L’architecture du jardin change, c’est un jardin des métamorphoses. L’hiver, il n’y a que les parterres de broderie et les charmilles qui constituent les principales trames – les charmes ne perdent pas tout de suite leurs feuilles et le buis a un feuillage persistant– qui demeurent. Cette permanence assure la cohérence des jardins. Avec l’arrivée des beaux jours, les parterres de broderies se couvrent de fleurs et de senteurs (jasmins d’Espagne, orangers, grenadiers en pots).

Lors de visites exceptionnelles, le Roi commandait à ses jardiniers de changer dans la journée l’ordonnance de ses parterres : les pots de fleurs, enterrés dans le sol, permettaient d’opérer cette substitution chromatique et l’invité de marque, accompagné de son royal hôte, avait la surprise de redécouvrir un jardin qu’il croyait déjà connaitre après y être passé.

A Versailles, on trouve une interpénétration entre l’architecture classique, créée, et le cosmos. Entre la ville, le palais et les jardins. On voit que les perspectives s’emboîtent les unes dans les autres, sans discontinuité. Par ailleurs, le rythme des saisons est marqué les quinconces du nord et du midi où l’on rencontre les bassins de Cérès et de Flore pour l’été et le printemps, de Bacchus et de Chronos pour l’automne et l’hiver. Il y a toujours un jeu de références entre le déroulement des saisons et de la nature, et l’artificiel, créé par l’homme mais qui fait référence à cette nature. Là aussi, on peut dire que le XVIIe siècle est le siècle de l’harmonie.

Pensez-vous que le XVIIe siècle, dans cette capacité à reproduire et exprimer cette harmonie, n’a pas été dépassé ?

Concernant la tragédie en littérature, je pense que l’on n’a jamais fait mieux depuis. Pour la poésie, on croit qu’il n’y a pas vraiment d’oeuvre poétique à cette époque, mais les Fables de La Fontaine, qui sont des réécritures des fables d’Esope, sont incroyables.

Cénotaphe du cardinal Mazarin.

Dans tous les domaines, que ce soit pour les fortifications, l’art militaire, l’architecture, la sculpture – Coysevox (dont on peut voir le Cénotaphe du Cardinal Mazarin ci-dessus), Tuby, Girardon sont pour moi des sculpteurs qui n’ont jamais été dépassés -, il y a une rigueur et une maîtrise invraisemblables, et un naturel que l’on n’arrive pas à retrouver plus tard. C’est ce sentiment de grandeur, de majesté, de naturel que l’on perd, je pense, au XVIIIe siècle.

Pourquoi cela ? Les savoir-faire n’ont pas été transmis au siècle suivant ?

Ils ont été transmis, mais la rigueur classique s’est perdue, par l’évolution du goût. Cela tient aussi à la personnalité du roi : Louis XV n’a pas fait de très grandes commandes comme son arrière-grand-père, ou beaucoup moins. Louis XIV, par sa personnalité, avait hérité du goût des collections et des cabinets de curiosités. On dit que c’était l’un des plus grands collectionneurs d’Europe. Il touchait à tout, il aimait la musique et la danse. Il savait juger et s’entourer des plus grands esprits. Il avait une claire vision de ce qu’il voulait, de la manière de concevoir l’univers qu’il voulait créer, si tant est qu’on puisse lui prêter la volonté de créer un univers.

Ce n’est pas le cas de Louis XV, qui a maintenu tant bien que mal l’héritage de son arrière-grand-père, mais n’a pas eu la volonté de continuer son œuvre. Je crois que Louis XIV avait une vision vaste, et si l’on peut parler d’un Grand Siècle, c’est que, s’il n’avait pas toutes les capacités qu’avaient les gens qu’il a réussi à réunir, du moins il est parvenu à discerner, en homme politique, ce dont il avait besoin. Et pour cela, il avait du goût.

Par exemple, il a réussi à déceler les talents de Lully dès le début de son règne. C’est quand même lui qui est à l’origine de l’orchestration et de la symphonie. L’Orchestre des Vingt-Quatre Violons du roi, qui est une symphonie uniquement composée de cordes, a été imité en Angleterre. Lully a créé le grand motet, et l’opéra à la française, qui est un opéra très particulier, entrecoupé de scènes dansées.. Sur le site ressources des Arts florissants, ici (à la 59e minute de la vidéo)William Christie, l’un des chefs de file de la redécouverte de la musique baroque française, dans son discours de réception à l’Académie des beaux-arts, explique toute l’harmonie de l’adaptation de la langue à la musique. Lully prenait des notes pendant les tragédies de Racine pour écouter la déclamation des comédiens et sentir le rythme de la langue et l’intégrer à sa musique. Cela n’a jamais été surpassé selon Christie.

Dans un autre domaine, on peut citer aussi le fameux Vauban et ses fortifications. Certes ses techniques ne viennent pas de rien, mais il a porté à son apogée l’art des fortifications. Dans d’autres domaines, il y a, pour la comédie, Molière. Concernant la peinture, Le Brun est pour moi l’un des plus grands peintres. Il faudra le réhabiliter : aujourd’hui on a une vision de lui un peu académique et un peu surannée à cause des trop nombreux néo- du XIXe siècle. Pour l’architecture, Jules Hardouin-Mansart est pour moi l’un des meilleurs architectes jamais connus.

On peut penser également à un domaine qu’on juge marginal aujourd’hui, mais qui avait son importance à l’époque : la science généalogique. En France, à partir du XVIIIe siècle, elle a été méprisée, déconsidérée. Au XVIIe, il y avait la dynastie des Hozier, les généalogistes du roi.

De même, pour la musique militaire il y a la dynastie des Danican Philidor, qui ont travaillé pour la monarchie, depuis Louis XIII jusqu’à la fin de l’Ancien régime. Il y a une véritable effervescence : les Philidor – un sobriquet que leur a donné Louis XIII je crois –, dynastie écossaise maître dans l’art des percussions, ont créé de très nombreuses musiques militaires en collaboration avec Lully. La Marche des Orangistes, qui est une marche de la maison des Orange-Nassau, a été composée de concert par Lully et André Philidor. Le God save the Queen de la Reine d’Angleterre est aussi une musique et un hymne composés par Lully.

Il y a en effet eu un rayonnement de cette culture dans toute l’Europe…

Oui, jusqu’à la fin du règne de Louis XVI. Aussi bien dans le domaine de l’architecture que de la musique, des lettres et de la langue. Le français était langue diplomatique depuis le traité de Westphalie dans toute l’Europe, et l’est resté jusqu’au XIXe siècle, voire au début du XXe. On peut voir ce même rayonnement dans la peinture, la sculpture, mais aussi de l’urbanisme, avec ces grandes places comme la place Vendôme, qui ont été imitées par Pierre le Grand. Il faut voir toute la postérité de Versailles, avec Saint-Pétersbourg, qui utilise une bien plus grande échelle. Louis XIV n’était pas l’autocrate Pierre le Grand qui a fait travailler des milliers d’hommes dans des conditions extrêmement difficiles. A Dresde, le prince de Saxe Auguste le Fort, qui est venu visiter Versailles, l’a recréé en un peu plus rocaille. Il y a des réécritures : Versailles est un modèle incroyable.

Plafond de la Chapelle royale de Versailles.

A propos de l’art des jardins, Le Nôtre est insurpassé. On peut songer aux fameux jets d’eau de Chantilly, qui ont totalement disparu aujourd’hui et qui étaient beaucoup plus complexes et beaucoup plus baroques – dans le sens d’étonnants, et pas de « non classiques » – que ceux de Versailles. Ces jardins sont un chef-d’œuvre. Il faut réussir à combiner les accidents du terrain avec les systèmes de terrasses, pour être en mesure de créer des effets d’étonnement perspectifs, où plus on avance et plus le paysage se dévoile et se découvre, mais aussi avec les effets de gravitation pour les retenues d’eau, car c’est la pression hydraulique qui fait marcher les fontaines. Il faut aussi savoir agencer cela avec la nature des sols, pour que l’argile et les différentes couches du terrain puissent recevoir et être compatibles avec des créations, telles que les terrasses et les canaux. C’est un travail énorme. Réussir à faire de quelque chose de chaotique, qui ne se prête pas à la création d’un jardin, quelque chose qui semble parfait, harmonieux, où tout s’intègre, est un véritable défi. Il faut du génie.

Le Nôtre a été insurpassé, entre autres par le fait qu’au XVIIIe siècle, l’art du jardin n’a rien apporté de plus. Il y a eu un intérêt très particulier pour la botanique au siècle des Lumières, mais on a seulement acclimaté le jardin à l’anglaise en le transformant en jardin champêtre, à Versailles comme au petit Trianon ; il n’y a rien de vraiment neuf. Il n’y a pas de renouveau au XVIIIe siècle, ce n’est que de la variation, de l’interprétation, des changements de goût esthétiques. Il en est de même pour la musique : bien que les instruments et les dispositions évoluent, la trame reste la même. Les opéras de Rameau sont très proches de ceux de Lully. Hormis pendant le règne de Louis XVI où apparaît la musique dite classique – Mozart, Haydn… -, il n’y a pas de véritable innovation.

Dans le domaine de la gravure, son apogée est aussi le siècle de Louis XIV. Un rayonnement des dernières générations louis-quatorziennes continue, avec Watteau par exemple, jusqu’aux années 1720-30, voire 40. Ensuite il y a une déperdition du goût de la gravure : le scènes deviennent un peu mièvres, bourgeoises, et même au niveau de la qualité esthétique, c’est moins recherché, moins précis.

Et dans le domaine gastronomique ?

Il y a en effet un art de la table à la française. Aujourd’hui on mange à l’anglaise, avec, si l’on est bien élevé, une infinité de couverts de part et d’autre de l’assiette. A l’époque de Louis XIV, on peut parler de classicisme et de clarté : il n’y avait ni couteau ni fourchette ! Seulement des ornements décoratifs, et une carte comme un restaurant. On apportait à la personne qui demandait tel ou tel menu les couverts et les plats appropriés pour manger ce qu’elle souhaitait. On n’avait pas besoin de se préoccuper quels ustensiles on devait utiliser. Si l’on mangeait du poisson, on nous apportait des couverts à poisson. On n’avait pas de très nombreux couverts dont le quart devait servir. C’était une table nettement plus dépouillée. Je pense que ces couverts sont apparus au XIXe siècle, sous l’influence anglaise ; c’est un style plus bourgeois.

Question pour prolonger ces perspectives : tout ce dont vous parlez se rapporte à l’aristocratie du XVIIIe siècle – et non à son peuple. Aujourd’hui, qui est-ce qui mène la mode et la culture ? Serait-ce la bourgeoisie, finalement ?

Il y a deux livres très intéressants de Norbert Elias : La civilisation des mœurs et La dynamique de l’Occident, qui montrent justement comment la mode, les styles, les goûts et les moeurs ont été influencés par l’aristocratie. La bourgeoisie n’avait de cesse que d’imiter l’aristocratie, quitte à en devenir snob. Cela pourrait être l’une des raisons qui explique la décadence, selon moi, des arts à partir du XIXe siècle. En effet, bien qu’on trouve encore de belles choses par la suite, elles sont en moins grande quantité et ne sont pas comprises dans un système qui touche à tous les domaines que sont l’architecture, la peinture, la sculpture, la musique… Il n’y a pas de cohérence et d’harmonie universelle se rapportant à tous les arts comme au Grand Siècle.

Il y a donc eu un glissement : la bourgeoisie, après avoir supplanté la noblesse, a donné le bon ton. Avant, tout venait de la cour de Versailles. Il y a eu un processus de civilisation des mœurs, depuis l’aristocratie jusqu’aux classes les plus basses. Le niveau d’élévation – hormis la richesse – est aussi dû à ce phénomène d’imitation d’une classe à une autre, jusque dans les classes les plus populaires. Mais c’est tendanciel et non absolu, et suivant les provinces et les cultures, les réceptions ne sont pas les mêmes, et les milieux sociaux ne les vivent pas de la même manière.

Nous remercions Emmanuel d’avoir accepté de répondre à nos questions.

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Une réflexion sur “Pourquoi aimer le Grand Siècle ?

  1. Très intéressant ! Cet Emmanuel semble s’y connaître…

    Je relèverai juste cette distinction classique / baroque, dont le piège a subtilement été évité par Emmanuel. C’est en effet très difficile d’en parler concernant la France, à la différence de l’Italie ou de l’Allemagne. Tout est mêlé.

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