« Paris change… »

La nostalgie traverse les siècles. L’acteur et comédien Fabrice Luchini déclarait en 2001 dans le magazine Zurban, en colère parce que le Paris de sa jeunesse disparaît peu à peu :

« Je suis près à devenir violent contre le capitalisme sauvage et la loi du marché qui ont fait de Saint-Germain-des-Prés une succursale du vêtement. C’est une véritable atteinte symbolique que les sapes aient remplacé les livres. (…) C’est fou qu’on ne comprenne pas la bêtise du commerce dans ce quartier-là. Le Flore [photo] n’est plus qu’un ramassis de vieux Américains à la recherche d’un mythe qu’ils ne connaissent pas. »

Charles Baudelaire dans le poème Le Cygne des Fleurs du mal en 1857, ne disait pas une chose très différente :

« Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas! que le coeur d’un mortel) ;

Je ne vois qu’en esprit tout ce camp de baraques,
Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts, (…)

Paris change! mais rien dans ma mélancolie
N’a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,
Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie
Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs. »

Que l’on soit triste ou encoléré, de-mon-temps-c’était-mieux-avant, non ? A voir.

 

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