Le lieu du printemps

Conte de printemps, sorti en 1989, est le premier des Contes de quatre saisons d’Eric Rohmer. Le héraut de la Nouvelle Vague filme ici deux amies, Jeanne et Natacha, qui d’un lieu à l’autre se révèlent à elles-mêmes. Une délicieuse pensée cinémato-philosophique sur l’espace.

Jeanne (Anne Teyssedre) est une jeune professeure de philo. Elle est à la rue, et pourtant a la clef de deux appartements : le sien, qu’elle a prêté à sa cousine, et celui de son ami Matthieu, absent. Lorsque Natacha (Florence Darel) lui propose de venir et d’habiter la chambre que son père elle a laissée, elle accepte. Dans la cuisine trônent quatre colonnes inutiles ; elles délimitent un espace.

Dès lors, le ton est donné. De dialogues, parfois un peu récités mais jamais ennuyeux, tissent des liens entre Natacha et Jeanne, toujours prompte à se demander où en est sa pensée. Mais aussi avec le père de Natacha, et Eve son amie. Y aller, ne pas y aller, rester, partir, aimer un lieu, le dédaigner… Paris, la campagne. Chez moi, chez elle, chez lui, chez vous.

La mise en scène de Rohmer toujours sobre et intimiste appuie une réflexion épurée sur l’espace et la liberté, faculté déjà évoquée dans ses précédents films comme Ma nuit chez Maud. Une histoire qui de confidences en chants d’oiseaux parle du printemps.

 

 

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