Où commencent les vies de la Toile ?

Fairy tale. Tapis rêche de jacinthes funèbres. Longues syllabes anglaises en calligraphie raffinée, et la signature comme déposée le long des bibliothèques en cuir élimé. Même les longs-métrages gardent la poésie hampshirienne des lumières éliminées, des ombres mauvies, des bottes imparfaitement cirées. Le conte moderne, réinvention délictueuse de la princesse aux plis feutrés, ne néglige ni les pleurs des violons, ni la presque dégoulinante avalanche fleurs-oiseaux. Pour autant, la sorcière, le mal complexificateur font réapparaître le microcosme éternel harpies-grâces.

Chevaux déviés et manteaux en velours déchiré. Les contemporains défont ce que des siècles ont posé – les rappellent simultanément. Les poètes maudits sont – ô contradiction – au chômage, ou cachent dans leurs tiroirs les mots arrachés. Et l’étoffe des blogs se laisse broder de soies nouvelles, clavières, ipadiques. Les encres effaçables des écrans défont la langue plus vite que le fuseau de Pénélope. Tablettes si vite tressées, souris trop rapides, que les saisons ignorent.

L’écran, caverne platonique, n’éclipsera jamais la lumière solaire. Le bourgeon, le fruit dur, la sève évaporée, la graine cachée, recomposent merveilleusement le quadripartite cycle de la mort et de la vie. L’écran n’a pas de saison, la vie du web ne grandit pas – espoir schizophrène. Où commencent les vies de la Toile ? Où finit le moyen avant d’absorber le but ? L’esprit flirte sans se décider.

Imelda

 

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