Yves Bonnefoy, l’insaisissable

Nicolas Poussin, « Paysage avec Agar et l’ange »

« La perspective en son projet d’origine se soucie moins de la maîtrise abstraite de l’espace que de rétablir un rapport de la personne à son milieu naturel et à son corps. » Voilà la seule phrase que j’ai comprise de L’Arrière-pays d’Yves Bonnefoy. Et encore, elle fait partie de la postface, écrite trente ans plus tard.

L’Arrière-pays est un récit autobiographique publié en 1972 par Yves Bonnefoy, poète français aujourd’hui âgé de 88 ans. Il évoque les paysages italiens, la peinture italienne et la perspective. On suppose que l »‘arrière-pays » est surtout une région de l’âme. Mais les phrases sont si longues, si almabiquées, si hermétiques, qu’on n’y comprend pas grand chose.

Exemple : « Ici, nous sommes donc frappés d’un mal mystérieux de l’esprit, ou bien c’est quelque repli de l’apparence, quelque défaut dans la manifestation de la terre qui nous prive du bien qu’elle peut donner. » Et c’est comme cela pendant 160 pages.

Le seul intérêt du livre est à mes yeux ses illustrations, des peintures et des statues censées illustrer des lambeaux de phrases. Nicolas Poussin, Piero della Francesca mais aussi Chirico ou Mondrian accompagnent joliment ces pages pas assez lumineuses pour être belles.

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