8 choses pénibles à Rome

Rome n’est pas le paradis sur terre. Evidemment, on ne passe pas ses journées à flâner au Colisée, une gelato dans un chaque main. Même si la lumière est extraordinaire et les monuments anciens magnifiques – et que passer place Saint-Pierre en revenant de faire ses courses est assez sympathique -, tout n’est pas rose. Menant ma petite enquête auprès de mes collègues français et sur des forums web d’expatriés, voici les 8 choses qui font que Rome est parfois énervant pour un Français :

1)      La circulation. Le métro ne dessert que certains quartiers. Il n’y a que deux lignes de métro – car dès qu’on creuse, il faut passer aux fouilles archéologiques. Les bus sont rares ou irréguliers, sans plan ni horaires. Quant aux piétons, ils sont loin d’être prioritaires. Pour les voitures, la circulation est assez dangereuse et manque de panneaux. Les klaxons la nuit, les sirènes bruyantes et le passage des éboueurs à 1 heure du matin est un peu pénible.

2)      L’administration. La « maison qui rend fou » dans Les Douze travaux d’Astérix, ça vous dit quelque chose ? Files d’attente, formulaires, délais sont au rendez-vous. Un exemple : pour ouvrir un compte en banque, il faut justifier de son lieu de résidence. Mais comme un certain nombre des loyers à Rome sont payés au noir, il est dans ce cas impossible de justifier sa résidence. Les hôpitaux italiens sont également désorganisés et compliqués. De plus, la corruption n’est pas qu’un mythe, et sans le tourisme, l’économie de la région sera plutôt anémiée. Même si beaucoup de Romains pensent que Rome est encore le centre du monde…

La « maison qui rend fou » dans « Les Douze travaux d’Astérix »

 3)      La chaleur estivale. Evidemment, cela concerne surtout l’été. C’est cependant assez pénible pour être mentionné. De 10 h à 19 h, il fait autour de 35°C. Il est déconseillé de sortir l’après-midi, et la plage sans parasol est un grille-peau. Si métro et commerces sont climatisés, rester dans un appartement-sauna et essayer de dormir la nuit est assez éprouvant.

4)      Le coût de la vie. Il est élevé, comme dans les capitales européennes, certes. Mais beaucoup de choses sont chères, même petites, comme le fromage. Les musées sont quasiment tous payants – alors que les musées de la Ville de Paris sont gratuits par exemple. Et surtout : les plages sont payantes ! Avec un péage de 2 à 10 euros, parasol et transat compris. 900 des 4000 km de côtes italiennes sont en effet privatisées, et même parfois autour des lacs. Quand certains tronçons de plage ne sont pas payants, ils sont sales et pas entretenus.

5)      Une nourriture trop peu variée. Pâtes au citron délicieuses, bonnes pizzas, jambon cru : oui. Mais quoi d’autre ? Huile d’olive, certes, mais pas moyen de trouver une vraie sauce salade. Rêvez toujours pour trouver une baguette croustillante ou un fromage à pâte molle (assumons notre françitude). Quant aux desserts, le tiramisu reste une référence, mais les gâteaux secs à la confiture font regretter les vitrines des pâtisseries françaises, si contrastées.

6)      Les touristes. Présents toute l’année – avec un seul creux en janvier et février –, ils sont aussi éternels que la Cité du même nom. Bruyants, traînant devant vous sur le trottoir, se prenant en photo dans les églises, et attirant des structures touristiques énervantes. Par exemple, j’habite cet été non loin des Musées du Vatican. Chaque matin sur le trajet de mon travail, je dois slalomer entre des guides individuels qui interpellent les touristes en anglais et proposent une visite personnalisée à 40 euros.« Do you go to the Vatican Museum ? » « No, I’m going to work, let me freeeee ! »

7)      Le manque de courtoisie. Le service dans les restaurants et la gentillesse des caissières laissent souvent à désirer. Les gens rentrent dans la rame de métro sans laisser sortir les autres. La circulation des gens et des véhicules manque de fluidité et demeure un peu tendue. Un collègue qui habite la région depuis vingt-cinq ans affirme qu’il y a une certaine violence mentale, contenue, dans les rapports humains…

8)      Des rapports humains complexes. Au premier abord, les Italiens sont joviaux et sympathiques. Mais de là à établir une relation d’amitié durable, c’est plus difficile. A l’inverse, les liens familiaux sont très forts, ce qui forme des familles soudées mais aussi un peu repliées sur elles-mêmes.

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2 réflexions sur “8 choses pénibles à Rome

  1. Bon d’accord, c’est subjectif, c sont des impressions, alors voici les miennes.
    D’abord, Rome est vraiment le centre du monde, après Francfort, en ces temps de crise, bien sûr. C’est pour ca aussi que tout est cher, à commencer par un appart en centre-ville.
    Par contre, la nourriture est tout aussi variée qu’en France et souvent moins chère. Pour la charcuterie, le vin, le fromage, par exemple. C’est d’ailleurs le seul autre pays du monde où l’on sait qu’il y a d’autres frometons que le gouda et l’emmental. Et où on adore manger des tripes.
    A part ca, l’attente dans des couloirs tropicaux après avoir zizgagué entre de gros américains et des cortèges de prêtres, et failli se se faire écraser par une meute d’Ape, c’est bien vrai, et c’est aussi charmant. Ou pas?

  2. Oui, c’est sûr que mes remarques étaient subjectives. 🙂 Je voulais surtout montrer à mes amis persuadés que, sous prétexte que je suis en stage à Rome, je suis en vacances et nage dans un océan de dolce vita, telle Audrey Hepburn dans « Vacances romaines ». 😀 Sinon, c’est vrai que fromages et charcuteries sont variées, mais c’est quand même plus cher qu’en France, héhé.

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