Le mot « maison »

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Du soldat de 14 qui pense à ses parents, à Saint-Exupéry qui dit que le merveilleux d’une maison, c’est qu’elle ait déposé en nous « ces provisions de douceur », de l’image d’Epinal du coin du feu, plaid écossais et thé brûlant, de ces jardins verts et du lierre qui l’emmitoufle, du « home sweet home », du gâteau « maison », recette à l’ancienne, authentique, plus vrai que vrai, de « la maison », c’est-à-dire l’entreprise, l’institution, chez-nous, parce qu’il y a un ailleurs, gît dans ce mot une charge affective forte. Il y a l’enfance et le souvenir, les jouets épars, le bruit, les cris, les pleurs, les portes qui peut-être claquent, sans doute se referment sur le sommeil et l’intimité. La maison, même de 15 mètres carrés, c’est repaire, refuge, refonte des forces, microcosme minimaliste ou vie grouillante, souffrante, débordante.

La maison est habitée.

Imelda

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