Déclaration d’amour à Versailles

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                                                                                                                                                                                                                                                            cc Flickr

Il n’y a pas à justifier un amour pour Versailles. Il écrase et éblouit comme la passion. Les rayons du couchant, ultime lueur du Roi-Soleil, embrasent en remontant le temps les frondaisons du grand parc. Versailles n’est pas un fantasme car son intemporalité s’impose au visiteur. L’imaginaire se fait réalité en moins d’un instant. Le visiteur n’est plus étranger, il se sent agrippé par l’espace et le temps dilatés et suspendus, par le ciel toujours pâle qui couvre délicatement les toits du château, par les rues austères et bon enfant de la ville, par les avenues démesurées, aux platanes humides. Le promeneur n’avance plus, il s’arrête, il épouse les rondeurs des orangers, les contours stricts du Grand Canal et la douceur des nuages à la Canaletto. Il regarde les statues protégées du gel hivernal, il puise sa mélancolie dans les arbres nus, les allées immenses et la lune en son quartier à demi dévoré. Sa joie éclate avec le feu d’artifice du samedi d’été, les chuchotements entre les bosquets avant la fête. Il fait des vers, il converse, il rit et verse sa larme, il est à Versailles.

Imelda

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A lire – Inventaire au parc de Versailles

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