Contes d’hiver de Karen Blixen : destins inaccomplis

0000000000000000001Lire en plein hiver les Contes d’hiver de Karen Blixen n’est pas forcément une bonne idée. Car même s’ils sont « plus doux, plus tendres que les Contes gothiques de la grande romancière danoise », selon l’éditeur, ils ne sont pas très gais pour autant.

Ecrits en 1942 par une dame qui a laissé en Afrique amour mort et exploitation vendue (vous avez vu Out of Africa ? c’est son histoire), ils semblent montrer que Karen ne devait pas être une grande optimiste.

Les onze contes, dont la plupart se déroulent au Danemark, restituent une délicate atmosphère mélancolique où les héros doivent s’effacer, renoncer ou encore mourir, alors même que l’amour ou le bonheur était à portée de main.

On retrouve dans « Les irréductibles propriétaires d’esclaves » ou « L’héroïne » l’atmosphère bourgeoise et tragique des hôtels européens, évoquée par Stefan Zweig dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, publié quinze ans auparavant.

Les enfants rêveurs, les mystérieux dandys et les jeunes mariées déçues dessinent au fil des pages des histoires denses et poétiques où les silhouettes s’effacent (loin de l’Afrique solaire) dans la brume scandinave, qu’il vous reste à percer.

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