La grossesse, âge d’or de l’union corps-esprit

Monsieur Platon peut définitivement ranger ses grands principes. Le dualisme corps-esprit est obsolète ! Corps et esprit sont indéfectiblement mêlés. Si j’ai mal, ce n’est pas « mon corps qui a mal », c’est simplement moi. Et l’on se rend particulièrement compte de cet entremêlement lors d’une grossesse.

Le corps se rappelle inévitablement à la femme, ne serait-ce que par ses bouleversements, parfois irréversibles, équivalents à ceux de l’adolescence. L’esprit de la femme apprivoise l’idée d’être mère grâce à son corps, d’échographies en petits coups du bébé dans le ventre. Le corps se rappelle aussi dans ses limites : fatigue, nausées, lourdeur. Il arrime l’esprit au sol, lui fait goûter l’apesanteur du petit enfant, aussi réel que sa mère.

C’est la femme toute entière qui est enceinte, non pas consciente de son corps, mais corps vivant (pour deux), corps animé du bonheur de l’attente, décloisonnant la femme-épouse-mère pour être les trois.

Vermeer, "Femme lisant une lettre"

Vermeer, « Femme lisant une lettre »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s