S’équiper pour bébé, ou les sommets de la consommation

Gigoteuses, pyjamas, biberons, bodies, tables à langer, couches, poussettes… Le petit monde de la puériculture semble infini. Les enseignes du marché s’emploient à en étendre les limites et à en raffiner les détails.

Au-delà des objets inutiles ou peu nécessaires (cale-tête, mouche-bébé, sac à langer), une grande partie de ces nombreux éléments semblent utiles pour le confort et la sécurité du bébé. Qui ne préfèrerait pas pour son enfant un lit sécurisé, un tapis d’éveil coloré où il puisse découvrir le monde, une baignoire à sa taille et des cache-prises pour éviter l’électrocution ?

Alors, tant que le budget le permet – et merci à la prime de naissance -, on y va, sur le net, dans les boutiques, les réseaux sociaux, les soldes, les ventes privées, les vide-greniers et tant de lieux de consommation attractifs.

Il y a d’autres bonnes raisons à ces multiples achats : le bébé va vite grandir, donc il faut des vêtements taille naissance, 1 mois, 3 mois, 6 mois et ainsi de suite. Et puis, il s’agit du premier enfant, mais le deuxième héritera a priori de tout cet équipement.

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Chambre bébé Aubert – Casanaute.com – De quoi faire baver les parents du XXIe siècle !

Il y a trois siècles, on investissait moins la naissance d’un enfant. Et pour cause : au XVIIIe siècle, un nouveau-né sur trois mourrait avant l’âge d’un an. En 2013, c’est le cas de 3,6 enfants sur 1000, soit cent fois moins. Aujourd’hui, les enfants sont moins nombreux, davantage désirés et il n’est pas rare pour eux de recevoir dix cadeaux à Noël quand leurs grands-parents n’en trouvaient qu’un dans leur soulier.

La société de l’abondance et de l’hyper-choix – saurez-vous reconnaître le bon cosy parmi les cinquante proposés ?- a donc ses grandeurs (on peut choyer un tout-petit qui est une personne à part entière avec désirs et plaisirs) et ses misères (il m’a semblé naturel d’acheter des sachets pour couches parfumés anti-odeurs, chose qui n’existait ni il y a trente ni il y deux cents ans). Ai-je succombé à l’appel  du marketing ?

A lire aussi : Nos enfants ne sont pas « nos » enfants

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