Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Vatican

Titre racoleur, certes. Bien que deux semaines se soient écoulées depuis mon retour de Rome et que la rentrée soit déjà avancée (formation en journalisme + alternance dans un média culturel), je voulais conclure ce séjour romain par quelques vues des Jardins du Vatican. Que se cache derrière l’immense basilique Saint-Pierre, les plaisants gardes suisses ? Réponses en images.

Les Musées du Vatican

La Pinacothèque

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Rome domine-t-elle encore le monde ?

D.R.

Tant de poètes éperdus ont contemplé les ruines du Forum romain avec nostalgie, laissant leurs vers entrelacer la gloire révolue de la Rome antique. La « vraie » Rome quoi, celle du Sénat et des Césars, qui domina les confins du monde connu. Celle que le Romain du XXIe siècle foule au sens propre chaque jour – regardez ces plaques d’égoût frappées de la devise de la République romaine S.P.Q.R. : Senatum populusque Romanus, « Le Sénat et le peuple romain ».

Que reste-t-il de ces grandeurs empoussiérées ? Rome n’est-elle pas définitivement désagrégée dans le creux des arcs de ses triomphes passés ? Réduite à être objet de fouilles, comme si l’on cherchait désespérément le philtre qui allait la faire revivre ?

Rome est-elle morte ?

Non. Absolument pas. Quelques petits exemples.

Promenez-vous dans le vaste monde. Du Mexique au Sénégal, de l’Espagne au Brésil, de la France à la Roumanie, du Québec à l’Angola, on parle des langues… latines (romanes plus exactement). Donc issues de cette langue désormais dite ancienne  – encore langue juridique au Vatican -, mais qui s’est élaborée sur la péninsule italienne aux alentours du IIIe siècle avant Jésus-Christ.

Le calendrier dit julien, de 365 jours un quart, utilisé de Washington à Johannesbourg, de Moscou à Sydney, a été inventé par Jules César lui-même, pour vous servir. L’alphabet latin est le système d’écriture le plus employé dans le monde.

La République, le Sénat, le droit civil sont des inventions de Rome. Pas mal de gens s’en sont inspirés aux quatre coins de la planète.

Les immeubles à étage (insulae), les chaussées pavées, les bains publics, les ponts et aqueducs et les égoûts, ont inspirés des générations d’architectes, en Europe puis dans le monde entier.

Côté culture, il serait trop long de tout nommer concernant la culture occidentale. Au hasard : Jules César de Shakespeare, Horace de Corneille, les séries de péplum des années 60 ou plus récemment l’hollywoodien Gladiator, reflètent la gloire de Rome mais la perpétuent encore tranquillement.

L’épicurisme d’Horace, le stoïcisme de Sénèque, le scepticime de Sextus Empiricus, la pensée chrétiennee de saint Augustin ont posé les bases (avec les philosophes grecs il est vrai) de mouvements philosophiques des siècles suivants, et aujourd’hui encore leurs héritiers se crêpent le chignon. 

Rome, c’est évidemment le lieu où l’apôtre Pierre choisit malgré lui d’y établir le siège de l’Eglise chrétienne en devenant le premier évêque de Rome puis le premier pape au Ier siècle de notre ère. Les deux milliards de chrétiens dans le monde en savent quelque chose lorsqu’on parle de « Rome » pour évoquer par métonymie l’Eglise catholique.

Il ne s’agit certes pas d’ignorer les autres civilisations, qui ont inventé pas mal de choses aussi. Mais je crois que Rome, alors qu’elle n’est aujourd’hui que la capitale d’un petit pays en crise,  domine encore dans ses fibres culturelles,  une bonne partie du monde.

Le Panthéon romain (125 ap. Jésus-Christ)

8 choses pénibles à Rome

Rome n’est pas le paradis sur terre. Evidemment, on ne passe pas ses journées à flâner au Colisée, une gelato dans un chaque main. Même si la lumière est extraordinaire et les monuments anciens magnifiques – et que passer place Saint-Pierre en revenant de faire ses courses est assez sympathique -, tout n’est pas rose. Menant ma petite enquête auprès de mes collègues français et sur des forums web d’expatriés, voici les 8 choses qui font que Rome est parfois énervant pour un Français :

1)      La circulation. Le métro ne dessert que certains quartiers. Il n’y a que deux lignes de métro – car dès qu’on creuse, il faut passer aux fouilles archéologiques. Les bus sont rares ou irréguliers, sans plan ni horaires. Quant aux piétons, ils sont loin d’être prioritaires. Pour les voitures, la circulation est assez dangereuse et manque de panneaux. Les klaxons la nuit, les sirènes bruyantes et le passage des éboueurs à 1 heure du matin est un peu pénible.

2)      L’administration. La « maison qui rend fou » dans Les Douze travaux d’Astérix, ça vous dit quelque chose ? Files d’attente, formulaires, délais sont au rendez-vous. Un exemple : pour ouvrir un compte en banque, il faut justifier de son lieu de résidence. Mais comme un certain nombre des loyers à Rome sont payés au noir, il est dans ce cas impossible de justifier sa résidence. Les hôpitaux italiens sont également désorganisés et compliqués. De plus, la corruption n’est pas qu’un mythe, et sans le tourisme, l’économie de la région sera plutôt anémiée. Même si beaucoup de Romains pensent que Rome est encore le centre du monde…

La « maison qui rend fou » dans « Les Douze travaux d’Astérix »

 3)      La chaleur estivale. Evidemment, cela concerne surtout l’été. C’est cependant assez pénible pour être mentionné. De 10 h à 19 h, il fait autour de 35°C. Il est déconseillé de sortir l’après-midi, et la plage sans parasol est un grille-peau. Si métro et commerces sont climatisés, rester dans un appartement-sauna et essayer de dormir la nuit est assez éprouvant.

4)      Le coût de la vie. Il est élevé, comme dans les capitales européennes, certes. Mais beaucoup de choses sont chères, même petites, comme le fromage. Les musées sont quasiment tous payants – alors que les musées de la Ville de Paris sont gratuits par exemple. Et surtout : les plages sont payantes ! Avec un péage de 2 à 10 euros, parasol et transat compris. 900 des 4000 km de côtes italiennes sont en effet privatisées, et même parfois autour des lacs. Quand certains tronçons de plage ne sont pas payants, ils sont sales et pas entretenus.

5)      Une nourriture trop peu variée. Pâtes au citron délicieuses, bonnes pizzas, jambon cru : oui. Mais quoi d’autre ? Huile d’olive, certes, mais pas moyen de trouver une vraie sauce salade. Rêvez toujours pour trouver une baguette croustillante ou un fromage à pâte molle (assumons notre françitude). Quant aux desserts, le tiramisu reste une référence, mais les gâteaux secs à la confiture font regretter les vitrines des pâtisseries françaises, si contrastées.

6)      Les touristes. Présents toute l’année – avec un seul creux en janvier et février –, ils sont aussi éternels que la Cité du même nom. Bruyants, traînant devant vous sur le trottoir, se prenant en photo dans les églises, et attirant des structures touristiques énervantes. Par exemple, j’habite cet été non loin des Musées du Vatican. Chaque matin sur le trajet de mon travail, je dois slalomer entre des guides individuels qui interpellent les touristes en anglais et proposent une visite personnalisée à 40 euros.« Do you go to the Vatican Museum ? » « No, I’m going to work, let me freeeee ! »

7)      Le manque de courtoisie. Le service dans les restaurants et la gentillesse des caissières laissent souvent à désirer. Les gens rentrent dans la rame de métro sans laisser sortir les autres. La circulation des gens et des véhicules manque de fluidité et demeure un peu tendue. Un collègue qui habite la région depuis vingt-cinq ans affirme qu’il y a une certaine violence mentale, contenue, dans les rapports humains…

8)      Des rapports humains complexes. Au premier abord, les Italiens sont joviaux et sympathiques. Mais de là à établir une relation d’amitié durable, c’est plus difficile. A l’inverse, les liens familiaux sont très forts, ce qui forme des familles soudées mais aussi un peu repliées sur elles-mêmes.

Diaporama : Rome, « une profusion de sources et d’eaux jaillissantes »

« Je n’imagine point d’ornements dans une ville comparables à cette profusion de sources et d’eaux jaillissantes ; elles me font plus de plaisir encore que les bâtiments.

Les grandes sont toujours d’un goût noble, les petites d’un goût agréable, qui quelquefois dégénère trop en badinerie (…) ; mais dans les grandes, ce ne sont plus des filets d’eau, ce sont des torrents, des rivières entières qui s’échappent de tous côtés. »

Charles de Brosses, Lettres d’Italie, 1739-1740

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Un dimanche à Castel Gandolfo

A Castel Gandolfo, petite commune de 9 000 habitants à 25 km au sud-est de Rome, que pourrait-t-il bien se passer ?

Depuis le XVIIe siècle, c’est dans cette cité à l’aplomb du lac d’Albano que les papes ont établi leur résidence d’été, loin de la foule et du bruit romain.

 

Le pape Benoît XVI y habite cet été depuis début juillet jusqu’en septembre. Aussi, pour voir le souverain pontife, il faut prendre le train le dimanche pour assister à l’Angélus récité par le pape, à midi. L’unique train régional à s’y arrêter ce matin-là est donc rempli de pélerins, de prêtres et de religieuses, et de touristes.

Quarante minutes après le départ de la gare de Rome Termini, nous sommes arrivés. L’air est déjà brûlant. La place du palais pontifical est gardée par des carabinieri qui effectuent un bref contrôle ; le lieu est une extraterritorialité de la Cité du Vatican, nous quittons donc l’Italie et même l’Union européenne. Pourtant l’ambiance est paisible, vacancière, entre boutiques de souvenirs et l’église paroissiale baroque qui sonne les cloches de la messe dominicale.

La foule commence à faire la queue devant le palais pontifical. Elle s’abrite du soleil avec des ombrelles de touristes et des drapeaux. Vers 11 heures, les pélerins peuvent pénétrer dans la cour du palais. Environ 500 personnes s’amassent devant le balcon où l’on peut voir le blason de Benoît XVI.

Pour tromper l’attente, des personnes font connaissance : un couple serbe discute avec deux Espagnoles surexcitées et un couple brésilien. Puis ils bavardent avec un jeune prêtre russe en col romain. Des pèlerins appellent : « Be-ne-det-to ! » – le prénom du pape. L’effervescence est palpable, d’autant que les gens se voient sur le grand écran situé à gauche du balcon. Des caméras sont là ; des télévisions catholiques retransmettent l’Angélus.

Les gardes suisses pontificaux en uniforme officiel rouge, jaune et bleu sont également présents. Gardiens du pape, ils doivent être de nationalité helvétique, avoir entre 19 et 30 ans, être catholiques, célibataires, et  mesurer au moins 1,74 m.

Midi moins cinq… Bavardages en toutes les langues, chants, attente.

Midi, enfin. La lumière du balcon s’est allumée, le pape arrive sous les acclamations et les applaudissements.

 

Vêtu de blanc, le pape semble heureux de voir ces gens venus pour certains de très loin. Il paraît tout petit et fragile. Voir cet homme de 85 ans est émouvant ; non pas l’apercevoir en chair et en os après l’avoir vu souvent sur les photos et écrans. Mais parce qu’il porte une Eglise d’un milliard de fidèles sur la planète ; une Eglise en déclin en Europe mais en croissance en Afrique et en Amérique du Sud. Une Eglise avec ses faiblesses et son dynamisme, ses dérives et ses bienfaits.

  

Après une brève allocution en italien sur l’évangile de ce dimanche,  le pape récite l’Angélus, prière à la Vierge Marie dite le matin, le midi et le soir. Puis il remercie en français, anglais, espagnol, italien et polonais les pélerins d’être venus, avec un mot différent à chaque fois. Les pélerins de ladite nationalité se manifestent par des cris d’enthousiasne ; les hispanophones sont les plus bruyants…

C’est déjà fini ; après de nombreuses salutations de la main, le pape se retire. Il est midi et quart.

 

La foule sort du palais, contente. Elle se disperse pour déjeuner ou se promener au bord du lac d’Albano.

Voilà ce qui se passe, chaque dimanche d’été, dans un bourg du Latium.

 

Midi à Saint-Paul-hors-les-murs

« Heures de Rome », avais-je promis avant de partir pour la Ville éternelle. Ces heures où l’aiguille de la montre est suspendue, ces très riches heures où le tableau est figé et éternisé. En voici une.

Hors-les-murs. C’est hors les murailles antiques que se tient la basilique, comme posée au milieu du calme des faubourgs. Hors de la ville, car c’est là où avaient lieu les décapitations. Comme celle de l’apôtre Paul en l’an 67, à quelques kilomètres.

Ici fut construite au IVe siècle une basilique, ravagée par les flammes en 1823 – Stendhal en évoque les ruines dans ses Promenades dans Rome. Reconstruit, l’édifice d’aujourd’hui semble récent. Le portique que vous contemplez ci-dessous, entouré de colonnes, a un siècleà peine .

Qu’importe. Il est midi. L’heure est blanche, le ciel intact. Le touriste, rare. Air brûlant, qui calcine la contingence, le temps. Silence – oublié le bruit du centre ville. Ici, à peine le grésillement des grillons. Parfum de lauriers roses. Une mouette traverse le bleu azur. La mer n’est qu’à une vingtaine de kilomètres. Un palmier au milieu de l’atrium, cela fait presque île paradisiaque. Il est midi. Le paradis n’est pas loin.

 

Une odeur de gasoil

Il suffit de quelques jours pour comprendre : Rome, c’est le règne du moteur. De l’automobile, du taxi blanc bondissant, du scooter coloré. Ce n’est pas parce que les Vespa sont un mythe, qu’elles peuvent tout se permettre. Une de mes collègues a rencontré Nanni Moretti (lui-même) dans un café du Trastevere. Il lui a dit : « Pour bien vivre à Rome, il faut… un scooter. »

Pourtant, ça  a l’air dangereux. Mais c’est joli, ces chevaux vrombissants verts, blancs ou rouges. Et puis il y a derrière, les Volkswagen, les Ford, les Citroën, et de nombreuses Fiat. Les mini Smart font fureur, apparemment. Faciles à garer sans doute.

Et le marcheur, dans tout ça ? Il n’est pas très bien loti. Il est vrai qu’il existe des passages piéton – pas assez nombreux à mon goût -, mais la durée du « petit bonhomme vert » est vraiment courte, cela passe au orange en un éclair.

Quand il n’y a pas de feu piéton, ledit piéton doit s’imposer, avancer, passer… ou trépasser. Les touristes hésitent, mais les Romains sont habitués, et traversent tête baissée en dépit de l’approche du bus touristique à étage.

Dans des quartiers au dessin irrégulier comme le Janicule – sept collines, ça déforme un sage quadrillage potentiel des rues -, il n’y a carrément pas de trottoir. Et puis, les sirènes sont bruyantes, les klaxons n’ont aucun scrupule à résonner la nuit. Les bus sont « inattendus ». Bon, il existe dans le monde des circulations plus anarchiques qu’à Rome,  et sans doute même sans sortir de la péninsule italienne. Les voitures s’arrêtent au feu rouge, après tout. Surtout, il y a des rues exclusivement piétonnes, parce que pour regarder des fontaines majestueuses (celle de Moïse ci-dessous) ou des courettes verdoyantes, mieux vaut ne pas être concentré sur son volant.

Rome – Le quartier du Capitole

Suite de ces vues inégalées. Voici ce que dit Stendhal du Capitole dans ses Promenades dans Rome : « La petite colline, qui fut le centre de l’empire romain, n’est maintenant élevée que de cent trente-huit pieds au-dessus du niveau de la mer. » Centre religieux et politique, devenu tapis à touristes. Il est vrai que la Commune di Roma (la Mairie) s’y situe aujourd’hui :

Les statues de Castor et Pollux place du Capitole.

Vue du Forum depuis le Capitole.

Eglise San Marco.

Monument à Victor-Emmanuel II (surnommée la « machine à écrire »).

Via di monte Tarpeo (vers la Roche tarpéienne).

Rome – Le quartier du Panthéon

Quelques photos de la Ville par quartier – quand même. Certes, ces images font carte postale ; mais Rome n’est-elle pas la Cité éternelle(ment) carte postale ? Les édifices antiques ou baroques saturent l’espace. Alors voici des extraits.

Temple d’Hadrien divinisé (145 après Jésus-Christ)

Voûte en trompe-l’oeil de l’église Saint Ignace (Andrea Pozzo, 1685)

Palazzo di Montecitorio (Chambre des députés italiens)

Le Gesù (église-mère des jésuites)

Le porche du Panthéon

Coupole en trompe-l’oeil de l’église Saint Ignace

Colonne de Marc-Aurèle (180 après Jésus-Christ)

 

Une odeur de basilic

Le secret d’une bonne sauce tomate, ce sont des morceaux de feuilles de basilic dedans. Voici quelle a été ma dernière révélation culinaire. Ah, la gastronomie romaine… Tout un mythe. Pâtes-et-pizza-what-else ? Eh bien, au risque de vous choquer : oui.

Non pas parce qu’une chaîne de restaurants italienne se nomme Pasta e pizza, même si elle s’adresse sans doute surtout aux touristes. Mais parce que même une de mes colocataires, Française habitant Rome depuis six ans, m’a raconté que ce qu’elle aimait quand elle rentrait en France, c’était quitter le duo pâtes-pizza, pour des plats avec de la viande, plus cuisinés et variés… Alors que ces plats plus élaborés en Italie est plus rares car plus chers.

Vous l’aurez compris, les pâtes  sont réellement la base de l’alimentation romaine. Les fameuses spaghetti alla carbonara sont une création de la ville. Il y a même un musée des Pâtes alimentaires sur le Quirinal. Penne rigate (tuyaux de plume), farfalle (papillons) et autre fusili (tortillons) se disputent donc la vedette avec les pizzas. Celles-ci ne se limitent pas à la sauce tomate et aux trois fromages, mais sont garnies d’éléments que les Romains aiment également picorer : les légumes marinés dans l’huile, l’ail et le basilic. Poivrons, champignons, coeurs d’artichaud sont de consommation courante. La mozzarella aussi, évidemment. Autre truc à grignoter, le bruschetta, petit pain grillé frotté d’ail et d’huile d’olive.

Dans la moindre supérette – ici c’est Despar et… Carrefour aux rayons italianisés -, il y a un « comptoir » avec un employé pour le rayon fromage à la coupe (ou emballé), et un autre pour le rayon charcuterie. Fromages à pâte dure pour la plupart, comme le parmesan ou le fontal, et côté charcuterie, le prosciutto (jambon) se taille la part belle avec le saucisson.

Par ailleurs, comme dans d’autres pays – j’avais vu cela en Suisse -, les portions sont plus petites et moins nombreuses, même dans des magasins plus grands que des épiceries. 125 g de mozzarella, que voulez-vous qu’on en fasse ? Surtout, les yaourts se vendent par deux et moins souvent par quatre, encore moins par huit, ce qu’on trouve dans un lieu de vente de même taille à Paris. Tant pis !

Côté desserts, un peu de tiramisu évidemment, pas mal de gâteaux secs différents, et puis bien sûr, les glaces. Les gelati sont mangées à tout moment de la journée, et de l’année. Des goûts, il y en a pour tous, même le melon, le yaourt et l’ananas. Par contre, le glacier vous les donne trop volumineuses et parfois déjà un peu fondues, ce qui les fait misérablement dégouliner sur vos vêtements (vécu).

Enfin pour les boissons, on trouve des jus de fruits moins courants comme celui d’orange sanguine ou de pêche. Sodas, bières, vin blanc, vin rouge (le fameux chianti), café, capuccino… Vous connaissez la chanson. Et puis surtout, le plus déshydratant dans cette ville de chaleur : l’eau. On trouve des fontaines d’eau potable à tous les coins de rues. C’est, ma foi, assez précieux.